top of page
Rechercher

La structure sociale chez le lapin

Le lapin domestique, Oryctolagus cuniculus domesticus, appartient au genre Oryctolagus, à la famille des Leporidae et à l’ordre des Lagomorphes.


Sa durée de vie moyenne est de 5 à 8 ans.


Il s’agit de la seule espèce de Léporidé à vivre en groupes pouvant atteindre plusieurs centaines d’animaux. Bien que cela puisse impliquer une visibilité accrue pour les prédateurs, une meilleure transmission des maladies et une compétition entre les individus, les lapins domestiques sont donc des animaux sociaux.


Dans leur environnement naturel, la vie en groupe permet aux lapins de construire des grandes garennes bien protégées contre les prédateurs, comportant parfois jusqu’à une cinquantaine d’entrées. Lorsqu’ils doivent sortir, pour s’alimenter par exemple, ils sont en alerte et l’un d’entre eux surveille constamment la venue d’un éventuel prédateur.


Les groupes sont constitués d’un ensemble d’individus qui partagent l’accès à une même garenne. Chaque groupe est subdivisé en plusieurs sous-groupes. Quatre-vingt-seize pour cent des mâles et 86 % des femelles vivent dans des groupes comprenant au moins un autre individu du même sexe, et aucun animal ne reste plus d’un certain temps le seul représentant de son sexe dans un groupe.


A la formation de chaque groupe, une hiérarchie de type linéaire est mise en place par les mâles entre eux;


Les femelles, chez qui les interactions agressives sont généralement plus rares, ne mettent en place une hiérarchie linéaire qu’en cas de forte densité de population. Sinon, la hiérarchie de dominance / subordination est partielle et incomplète, avec une femelle dominante et les autres subordonnées.


Chaque groupe possède un territoire, défini comme l’espace qu’il utilise pour ses activités cycliques : recherche de nourriture et alimentation, reproduction et soins aux jeunes, dont les lapins, très territoriaux en particulier quand ils sont sexuellement matures, marquent et défendent les limites.


Il existe cependant des individus satellites, généralement des jeunes mâles, qui n’appartiennent à aucun groupe et ne possèdent pas de territoire. Ils vivent en marge d’un groupe, ne montrent aucune territorialité, et n’ont pas accès à la reproduction. Ces individus représentent environ 11 % des jeunes animaux sevrés. S’ils ne parviennent pas à se faire accepter durant la saison, ils intègrent un groupe l’année suivante.


Malgré une structure sociale qui n’est pas de type « harem » chez les lapins, le système d’appariement est polygyne et une compétition existe entre les mâles pour monopoliser le plus de femelles possibles. Plus le mâle est haut placé dans la hiérarchie et dominant, plus le nombre de femelles qu’il arrive à monopoliser est important.


Quant aux femelles, elles se disputent les meilleures zones de nidations, et la femelle la plus dominante obtiendra la place la plus adéquate.

0 vue0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Les rituels d'élimination du chat

Le chat choisit généralement un ou plusieurs sites d'élimination. Il calque généralement ses habitudes sur l'exemple donné par sa mère. La plupart des chatons commencent à apprendre la propreté dès l'

La communication tactile du chien

La communication se définit comme un processus par lequel un individu, l’émetteur, émet un signal en direction d’un autre individu, le récepteur et influence le comportement de ce dernier. Elle permet

L'odorat du chien

La muqueuse olfactive du chien varie de 85,3cm2 chez le fox terrier à 200cm2 chez le labrador contre seulement 5 cm2 chez l’Homme. Le nombre de cellules olfactives est également très supérieur à celui

Kommentare


bottom of page