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La chat : ce carnivore domestique !

Le chat est un carnivore strict.

Son ancêtre sauvage, en chasseur solitaire, se nourrissait probablement d'une grande variété de petites proies (lapins, souris, rats, ...), en attrapant en moyenne jusqu'à une douzaine par jour, tendance que tend à reproduire le chat de compagnie, qui mange tout au long de la journée s'il est nourri à volonté. Soumis à des repas à heure fixe il peut se précipiter de manière exagérée sur la nourriture, comme si le fait de savoir la denrée limitée lui causait un stress alimentaire. Il possède des capacités à réguler sa prise alimentaire. Si l'on dilue sa nourriture avec de l'eau, il augmentera sa prise alimentaire pour maintenir ses apports caloriques, méthode par ailleurs utilisée pour augmenter la prise de boisson par un aliment humide; Toutefois, la castration, la sédentarité et une alimentation riche proposée ad libitum peuvent mettre en péril l'équilibre ainsi programmé.


Les préférences alimentaires des chats sont influencées par celles de leur mère durant la gestation, puis au moment du sevrage, où les chatons copient le comportement alimentaire maternel. Des chatons nourris avec une alimentation identique sur plusieurs mois seront attirés par la nouveauté, mais cette néophilie ne dure pas, il suffit de quelques jours pour que les préférences alimentaires reprennent le dessus.


Dans l'absolu, les chats habitués à une alimentation variée préféreront toujours l'aliment en quantité la plus faible. Une des hypothèses pour expliquer ce comportement serait que, dans la nature, il y ait un avantage adaptatif à disposer d'une alimentation plus équilibrée, même si à long terme cela peut signifier la raréfaction de certaines espèces proies.


Chaque chat semble posséder son « spectre » d'aliments appréciés, les chats de ferme étant plus souples dans l'acceptation d'une alimentation nouvelle, allant jusqu'à privilégier la rareté, par rapport aux chats de compagnie nourris avec des croquettes. Ceux-ci seraient plus enclins à la néophobie car habitués à une alimentation régulière et équilibrée.


Ces habitudes alimentaires inflexibles peuvent devenir particulièrement problématiques lorsqu'un chat doit subir un changement d'alimentation, que ce soit pour raisons médicales ou lors d'un arrêt ou un changement dans la gamme du producteur d'aliment industriel pour chat.


Néanmoins, cette néophobie peut être atténuée par une habituation progressive. Après plusieurs jours, la consommation de l'aliment nouveau augmente. Mais ce résultat n'est pas pérenne. La néophobie revient à son niveau initial si l'aliment n'est plus présenté.


Le comportement alimentaire du chat peut être l'objet d'une ritualisation par le propriétaire, lorsqu'il récompense systématiquement (consciemment ou non) certaines sollicitations du chat par de la nourriture. Avant de recevoir son repas, le chat tend à communiquer davantage avec son propriétaire ou à recourir à des comportements qui sont utilisés dans la communication entre chats tandis qu'après le repas, la plupart des chats se consacrent à leur toilette. Toutefois, il existe des profils comportementaux variés, les comportements présentés étant très dépendants des chats étudiés.

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